La plateforme bordelaise Ifound.money aide les Français à arrondir leurs fins de mois

L’entrepreneur bordelais Flavien Verrieux vient de créer Ifound.money, une plateforme de l’économie collaborative qui recense 160 solutions pour les Français qui veulent arrondir leurs fins de mois. Il a des ambitions internationales.

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84 % des Français ont besoin d’arrondir leurs fins de mois. C’est ce qui ressort d’un sondage mené par la plateforme bordelaise Ifound.money en partenariat avec l’institut Opinéa auprès d’un échantillon représentatif de la population française (+ de 1.000 personnes). Parmi les autres enseignements de cette enquête, le besoin de compléter ses revenus concerne toutes les catégories socio-professionnelles françaises avec un écart de seulement 9 points entre les « CSP+ » (78,7%) et les « CSP- » (87,6%). Le sondage commandité par Ifound.money révèle aussi une représentativité plus forte chez les femmes (87,2% contre 80,7% chez les hommes). Enfin, la plus grande proportion des Français désireux d’arrondir leurs fins de mois (33,8%) aurait besoin de 200 à 500 euros mensuels pour ne pas être dans le rouge, et près du quart, plus de 500 euros.

« Loin d’être une surprise, ce sondage me conforte dans ma nouvelle activité », réagit Flavien Verrieux, ex-cadre chez Redbull, qui vient de mettre en ligne la plateforme web Ifound.money qui aiguillera les Français dans la jungle de ces activités complémentaires.

« C’est tout un écosystème du collaboratif qui s’est développé en quelques années. Il répond en premier lieu à la nécessité d’arrondir ses fins de mois dans un contexte de crise. Mais, pour certains, il revêt aussi un caractère ludique et il correspond à l’envie de gaspiller moins en mutualisant. J’en ai moi-même fait l’expérience suite à une reconversion professionnelle. Après 3 années passées à Shanghai où j’étais directeur national du développement stratégique chez RedBull, j’ai dû faire face en rentrant en France à un marché du travail saturé. Le web collaboratif et ses bons tuyaux m’ont permis d’augmenter considérablement mes revenus via une application qui a rémunéré ma voix. J’ai alors décidé d’explorer plus de pistes et de bons plans mais les recherches ont été longues et fastidieuses. Pas facile en effet de faire le tri entre de vraies solutions et des offres à la limite de la légalité ou peu scrupuleuses. D’où l’idée de créer Ifound.money. »

160 solutions en ligne

Ifound.money répertorie donc des offres de services fiables pour compléter ses revenus.

« 160 solutions vérifiées ont été mises en ligne, des bons plans plus ou moins connus. On peut choisir de vendre ses biens en ligne, rendre service à ses voisins (jardinage, baby-sitting…), tester des produits ou encore louer son logement ou son véhicule. Mais on peut aussi choisir de se lancer dans des activités plus surprenantes à savoir jouer à des jeux vidéo rémunérés, déverrouiller son smartphone ou encore vendre ses cheveux. L’internaute se voit proposer des activités adaptées à son profil, son statut et son mode de vie. Ifound.money est la première solution qui regroupe les concepts d’économie collaborative rémunératrice », explique Flavien Verrieux.

Avec 500 pages vues par jour, Flavien Verrieux est pour le moment très satisfait des premiers résultats. « Je sens une effervescence » déclare-t-il. Et si l’idée est née à Bordeaux,l’international sera la prochaine étape. Le site est d’ores et déjà disponible en anglais avec pour objectif de développer le concept auprès d’une cible anglophone et à plus long terme des consommateurs du web collaboratif de tous pays.

Premiers recrutements début 2018

« C’est 100 % gratuit pour les utilisateurs et ça le restera. Notre business model repose sur l’affiliation. Dans un deuxième temps, au premier trimestre 2018, une entreprise pourra mettre en avant son concept en payant pour apparaître en tête de notre newsletter », développe Flavien Verrieux.

L’objectif est de générer un chiffre d’affaires de 300.000 euros d’ici 3 ans et de recruter 3 à 4 talents pour celui qui, pour le moment, travaille seul. Les premières embauches interviendront début 2018 sur des postes de support technique, web développement et de communication digitale. La société est en discussion pour rejoindre à ce moment-là le Village by CA Aquitaine à Bordeaux.

Publié sur La Tribune Bordeaux le 09/06/2017

 

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Mobalib, premier réseau social dédié aux personnes en situation de handicap

La startup bordelaise Mobalib lance un réseau social et collaboratif, une plateforme communautaire d’entraide pour connaître les services et les lieux qui leur sont adaptés et accessibles. La première version du site Internet est officiellement disponible depuis hier.

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De gauche à droite : Marina Désiré, Jonathan Dupire et Jessica Amrane-Delafosse (crédit H.L) 

C’est un petit nouveau dans le monde des startups bordelaises. Mobalib, hébergée depuis le début de l’année au sein de l’incubateur-pépinière Newton de Bègles, développe le premier réseau social et collaboratif dédié au handicap. Alors que 12 millions de personnes en situation de handicap en France sont confrontées à l’isolement lié à la difficulté d’accès à l’information et à son manque de fiabilité, les 3 associés fondateurs ont décidé de créer un outil qui permettra de trouver un service ou un lieu adapté à leurs besoins, de le recommander et d’échanger en direct via le réseau social. La première version du site Internet est désormais disponible.

Le business model de Mobalib se base sur deux types de cibles.

« Nous nous adressons tout d’abord aux professionnels du handicap (vendeurs de matériel, professionnels accompagnants…), aux gestionnaires de lieux ayant réalisé leurs travaux de mise en accessibilité et aux prestataires de services dont l’offre est accessible ou semi-accessible (restaurateur livrant à domicile, avocat consultant par webcam…). Un abonnement mensuel de 32 € HT est proposé pour leur permettre de gagner en visibilité auprès des personnes handicapées, faire connaître leur offre et la valoriser. Il est à noter que 3 € seront reversés en produit partage à une association œuvrant pour l’inclusion des personnes handicapées. Deuxième cible : les collectivités à qui nous proposons un service de remontée de terrain pour valoriser leur territoire en terme d’accessibilité, mais aussi pour les accompagner dans la priorisation de leurs travaux d’aménagement et améliorer leurs services auprès des administrés. Ce service (100 € HT par mois) sera disponible courant octobre », détaille Marina Désiré, cofondatrice de la société en charge de la stratégie, de la communication et des relations client.

En 2019, Mobalib prévoit également d’adapter les sites Internet d’entreprises aux personnes handicapées, l’idée étant de lancer une interface par type de handicap.

Pas de levée de fonds mais des concours

La startup Mobalib ne prévoit pas de levée de fonds d’ici à 2019. « Les concours auxquels nous participons font bouillir la marmite. Nous en avons remporté 8 qui nous ont permis de récolter 60.000 euros, dont une bourse de 12.000 euros dans le cadre du concours Etincelle porté par Bordeaux Technowest. Nous avons par ailleurs gagné 6 mois d’accompagnement, d’où notre présence au sein de la pépinière Newton à Bègles. »

Les 3 associés travaillent sur ce projet depuis un an seulement. Il y a plusieurs années, Jonathan Dupire, qui se déplace en fauteuil roulant, avait lui-même lancé une association pour l’édition de guides touristiques pour les personnes handicapées. « Plusieurs guides sont sortis mais en 2008, la banque qui nous suivait nous a annoncé qu’elle ne nous subventionnerait plus » explique-t-il. Un autre projet a donc vu le jour, celui de Mobalib, dans un tout autre univers, celui du numérique, avec Marina Désiré et Jessica Amrane-Delafosse.

« Combien de fois nous nous sommes retrouvés dans des situations ubuesques, par exemple au pied d’un escalier pour accéder à un restaurant bien que l’on nous ait spécifié par téléphone que le lieu était accessible. Le but de notre démarche est vraiment d’être un facilitateur de vie avec un fil rouge : la fiabilité de l’information » explique Marina Désiré.

Publié sur La Tribune Bordeaux le 26/04/2017 et mis à jour le 14/06/2017

La station-service pour véhicule électrique s’invente à Bordeaux

Trois bordelais ont créé la société Enersoft qui développe les premières stations-service pour véhicules électriques en France, Greenspot. Il s’agit de stations où sont regroupées des bornes de recharge rapide mais aussi plusieurs services assurés par du personnel. La première a ouvert en décembre à Bordeaux. Objectif : atteindre les 10 stations à la fin de l’année.

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La première station Greenspot a ouvert en décembre 2016 à Bordeaux avec deux places permanentes pour la charge rapide. (©Alain Caboche)

Pour favoriser le développement de véhicules électriques, encore faut-il en faciliter la recharge en énergie aux utilisateurs. C’est à partir de ce constat que trois bordelais Olivier Pelisse, Michel Calamel et Jean-François Belhomme ont fondé la société Enersoft SAS et donc la marque Greenspot qui propose un nouveau concept de station de charge rapide multi-services. La première station a ouvert en décembre dernier à Bordeaux.

2 emplois par station

Sa première fonction est bien sûr de proposer une charge rapide (50kw) pour tout véhicule électrique ou hybride rechargeable. Il faut compter 20 minutes pour 80 % de charge d’une batterie de 22 kw. Le paiement s’effectue en liquide ou par carte bleue directement auprès du personnel de la station. Deux personnes sont présentes sur chaque station.

Une station multi-services et eco-responsable

Plusieurs services sont ensuite proposés aux utilisateurs de cette station : le lavage écologique sans eau des véhicules avec pour résultat 200 litres d’eau économisés pour un lavage. Il est également possible de louer une voiture ou un vélo électrique, de se documenter en passant par un espace information et de découvrir des véhicules dans l’espace point de vente éphémère réservé aux constructeurs de véhicules électriques. Enfin, l’idée est aussi de permettre aux clients d’aller faire leurs courses dans le supermarché voisin pendant le temps de charge.

Objectif 10 stations fin 2017

Enersoft souhaite faire de cette innovation un véritable levier de développement de l’éco-mobilité. La société envisage un déploiement rapide de son réseau avec un premier objectif de 10 stations d’ici à fin 2017 et d’une centaine de sites sur l’ensemble du territoire national à l’horizon 2018-2019. Actuellement, il n’existe pas de concurrence à ce concept.

 

Too Good To Go pour devenir un héros de l’anti-gaspi !

Pas de poubelle en cas d’invendus. L’application Too Good To Go, arrivée en octobre 2016 à Bordeaux, permet aux commerçants de proposer les produits restants à petits prix à la fermeture de l’établissement. Une nouvelle solution pour lutter contre le gaspillage alimentaire.

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Ce label est apposé chez les commerçants partenaires de l’application Too Good To Go.

Un petit nouveau dans le monde des applications mobiles remplies d’ambitions positives ! Too Good To Go, qui a vu le jour en février 2016 en Norvège, a débarqué en France en juin dernier. L’application est disponible depuis le mois d’octobre à Bordeaux. Le concept est simple et d’actualité : l’application permet aux commerçants de proposer leurs invendus sous forme de portions surprises à prix mini aux particuliers pour ne pas les jeter ! C’est à la fermeture de l’établissement (restaurant, boulangerie, traiteur…) que l’utilisateur se déplace pour récupérer ses produits. Le paiement se fait en amont, via l’application.

Un outil simple et gratuit

« Il existait déjà des concepts de promo flash en journée, mais cela implique une gestion de l’application par le commerçant. Avec Too Good To Go, nous avons fait le choix de proposer une solution simple, gratuite et sans engagement. Il fallait que cela soit aussi facile que de jeter » explique Lucie Basch fondatrice de Too Good To Go France. Résultat, le concept semble bien perçu par les commerçants. « Les retours sont bons. L’application génère un nouveau flux de clients pour les établissements qui l’utilisent. C’est bon pour l’image sans compter que cela rapporte un bonus à la fin du mois. 200 commerçants ont rejoint le programme. 60 000 téléchargements ont été répertoriés. » La startup déjà présente à Paris, Lille, Strasbourg, Bordeaux et Lyon a l’ambition de se développer rapidement partout en France. En effet, comme le précise Lucie Basch, « nous ne nous limitons pas du tout en terme de développement sur le territoire : le gaspillage est partout et nous comptons sur nos ambassadeurs pour développer le concept dans leur région. » L’application Too Good To Go est déjà présente dans six pays.

90 millions de tonnes d’aliments jetées chaque année en Europe

Il faut dire que l’enjeu est de taille. « Un tiers de la production mondiale est jetée chaque année » insiste Lucie Basch. A l’échelle de l’Europe, ce sont 90 millions de tonnes d’aliments qui finissent à la poubelle tous les ans. « Les restaurateurs sont de plus en plus sensibles à la question du gaspillage alimentaire, mais le grand public aussi. La prise de conscience est vraiment en train de grandir » souligne Lucie Basch. Avec Too Good To Go, elle met en avant un concept gagnant-gagnant pour le commerçant et le particulier. Et gagnant pour la planète ? « Chaque jour, grâce à Too Good To Go, une tonne de gaspillage est évitée dans  le monde ! Et ce n’est qu’un début. »

Pour en savoir plus : http://www.toogoodtogo.fr