Koam, une plateforme ludique pour sensibiliser à l’équilibre alimentaire

La plateforme Koam, développée par la société Nutrikéo de Pessac et lancée fin 2016, a remporté hier le prix expérience client dans le cadre de l’appel à projets de Fodali, le Forum des innovations en distribution alimentaire. Coup de projecteur sur ce nouvel outil qui mise sur le digital et le jeu pour sensibiliser le grand public aux bienfaits de l’équilibre alimentaire.

KOAM

Qui a dit qu’il ne fallait pas jouer avec la nourriture ? Certainement pas Koam, la nouvelle plateforme digitale et ludique d’éducation alimentaire pour toute la famille développée par la société Nutrikéo à Pessac. Elle faisait partie des 12 lauréats de l’appel à projets national de Fodali, le Forum des innovations en distribution alimentaire, dont la phase finale a eu lieu le 8 juin prochain à Périgueux. Koam est le lauréat de la catégorie expérience client quelques mois seulement après sa mise en ligne.

Un pôle Recherche et Développement

La plateforme Koam a été lancée fin 2016 mais il a fallu deux ans de travail avant de la lancer. « Parce que la nutrition est au cœur des préoccupations de Nutrikéo, l’agence de conseil en stratégies nutrition que j’ai créée il y a 8 ans, mon équipe et moi pensions avoir un rôle à jouer pour impacter positivement l’équilibre alimentaire du consommateur, en utilisant le levier du digital et de la gamification. Un pôle Recherche et Développement dédié au déploiement de solutions numériques innovantes a donc été créé en 2015. Sa mission : faire changer durablement les comportements alimentaires avec une démarche citoyenne de santé publique », explique Grégory Dubourg, fondateur de la plateforme.

L’enjeu est de taille, précise-t-il : « 96 % des Français ne consomment pas les 5 fruits et légumes recommandés quotidiennement. Ils sont 87 % à ne pas savoir reconnaître une betterave et 25 % des enfants ignorent que les frites sont faites avec de la pomme de terre », relève notamment Grégory Dubourg.

Un comité d’experts à la manœuvre

Un comité d’experts, composé de spécialistes de la nutrition, du digital, d’un pédiatre mais aussi d’un anthropologue, a alors planché sur le projet dans une démarche pluridisciplinaire. Après deux ans de travaux, la plateforme Koam est née. Elle s’adresse à toute la famille, contrairement à Nutrikéo qui cible les professionnels.

« C’est un moyen simple et amusant d’apprendre à « Koamanger » à tout âge. Le digital est un levier énorme pour éduquer à la nutrition. Cela passe, sur notre plateforme, par le jeu et le jeu vidéo », insiste Grégory Dubourg.

Chaque membre de la famille peut ainsi trouver sur cette plateforme des outils correspondant à son âge. 4 mini-jeux sont proposés aux enfants de 6 à 10 ans pour les initier à l’équilibre alimentaire. Un « serious game », à la croisée du jeu vidéo et de la pédagogie, a été imaginé pour les adolescents curieux de comprendre les mystères de leur alimentation. Les adultes ont eux accès à une application mobile, « véritable coach de l’équilibre nutritionnel au quotidien. L’idée est de gagner des points en jouant et de les convertir en récompenses offertes par des partenaires », explique Grégory Dubourg. La création d’un compte, uniquement réalisable par un adulte, est gratuite.

Objectif 100.000 comptes la première année

Une levée de fonds d’un million d’euros entre l’automne 2015 et le printemps 2016 a permis le développement du contenu de la plateforme, des contenants (partie technique) et la mise en place d’outils de communication pour faire connaître Koam.

« On est encore en phase de lancement mais l’accueil qui nous est réservé est favorable. Quelques milliers de comptes ont pour le moment été créés. Nous avons un objectif de 100.000 la première année », explique Grégory Dubourg.

Sur les 30 personnes qui travaillent chez Nutrikéo, 4 consacrent entièrement leur temps à la plateforme.

Mais la démarche ne s’arrête pas là. Pour mesurer les changements de comportements dans le temps, Koam est suivie par un doctorant en Sciences de l’information et de la communication via un programme de recherche de 3 ans en partenariat avec les Universités de Bordeaux et Paris 8. Une première en Europe.

www.koam.fr

Publié sur La Tribune Bordeaux le 16/03/2017, mis à jour le 09/06/2017

 

 

Publicités

O’clock ou l’expérience de la classe nouvelle génération

C’est le concept de la classe connectée. O’clock vient de lancer une formation intensive de 5 mois, sanctionnée par un diplôme, pour préparer au métier de développeur web. Le tout se fait en direct et à distance. 3 étudiants de Nouvelle-Aquitaine y participent. En mai prochain, ils seront plus nombreux grâce à l’obtention du label Grande Ecole du Numérique dans la région.

logo

D’un côté, des formateurs qui donnent des cours en ligne et en direct. De l’autre, des étudiants qui réagissent, travaillent, échangent et s’aident mutuellement. C’est le concept d’O’clock qui a lancé le 9 janvier 2017 une première session de formation permettant d’apprendre le métier de développeur web. Le tout se fait en télétravail. « Les étudiants et les professeurs travaillent de chez eux, c’est le concept » explique Anthony Marais, l’un des 4 fondateurs.

Team.JPG

Lucie Copin (directrice technique et développeuse/formatrice), Dario Spagnolo (président de O’clock et développeur/formateur), Maxime Vasse (directeur pédagogique et développeur/formateur) et Anthony Marais (directeur de la communication et responsable des admissions)

Une école en ligne en télétravail

L’idée de cette formation a pris forme au cours de l’été 2016 pour une mise en application 6 mois plus tard. « Nous voulions créer une école en ligne tout en améliorant ce qui se fait aujourd’hui. Par ailleurs, nous souhaitions intégrer les personnes qui habitent en périphérie des métropoles bien souvent éloignées de ce type de formation. Enfin, il y a aujourd’hui une pénurie de développeurs en France et cela va s’accentuer. Pour toutes ces raisons, nous nous sommes lancés » explique Anthony Marais.

Tutorat à plein temps

C’est une formation à plein temps. « Même si on garde la flexibilité du télétravail, l’apprentissage se fait comme dans une salle de classe dématérialisée. Les horaires sont imposés. » La phase de cours en direct a lieu entre 9h et 15h. Des exercices sont ensuite proposés. Les professeurs sont présents en permanence pour répondre à toutes les interrogations. « L’un donne le cours. L’autre, appelé « helper » est chargé de passer dans les rangs virtuels pour réexpliquer une notion si besoin. Le but est vraiment d’éviter l’abandon » insiste Anthony Marais. Au bout de 5 mois de formation, tous les étudiants peuvent prétendre à l’obtention du titre professionnel « développeur logiciel », un diplôme inscrit au RNCP, reconnu par l’état et équivalent à un Bac+2.plateforme-de-cours

Plateforme de cours

Le label Grande Ecole Du Numérique

Une école d’un nouveau genre, toute récente mais déjà reconnue. Le 18 novembre 2016, l’école de développement web O’clock a été labellisée Grand Ecole du Numérique pour la région Nouvelle-Aquitaine. Le concept : proposer une pédagogie innovante qui s’adresse aux personnes en difficultés d’insertions (chômeurs, jeunes, non diplômés…). « Nous nous inscrivons tout à fait dans cette démarche » reconnait Anthony Marais satisfait : « une institution sérieuse qui valide notre concept de cours en ligne, c’est gratifiant. » Ainsi, pour la prochaine promotion de mai, l’école O’clock comptera parmi ses étudiants, 20 néo-aquitains, qui bénéficieront de la formation entièrement financée. La formation coûte 6300 euros. Prochaine étape : obtenir le label Grande Ecole du Numérique au niveau national.

https://oclock.io

 

 

La Wild Code School arrive à Bordeaux

Née en octobre 2014 à La Loupe dans la région Centre, la Wild Code School qui forme des développeurs web ouvrira ses portes à Bordeaux en septembre prochain. Une école qui bouscule les codes de l’enseignement.

Wild code school

Ici pas de formateur en train de faire cours à une rangée d’élèves devant un tableau blanc. La Wild Code School forme des développeurs en 5 mois et propose une pédagogie basée sur trois sources d’apprentissage : les ateliers animés par des formateurs, les projets personnels élaborés avec de vrais clients et la plateforme pédagogique développée en interne avec du contenu théorique. La Wild Code School loin d’être une école traditionnelle se définit comme une école EdTech. « C’est le format pédagogique qui est innovant. On est à proprement parler une école numérique. Nous développement nos propres outils. Par ailleurs, nous nous inscrivons dans une dynamique d’école alternative », précise Pauline-Gaïa Laburte, responsable business développement.

Une école innovante qui répond aux besoins d’un secteur en demande. Les chiffres du Syntec font état d’un besoin de 36 000 développeurs sur 3 ans. Selon les professionnels, au niveau Bac + 5, il y a une bonne offre de formation en France. Les entreprises n’ont pas de problème à recruter des ingénieurs, mais il s’agit souvent de profils d’étudiants amenés à devenir rapidement chefs de projets. Il manque des développeurs à proprement parler. C’est à ce métier que prépare donc la Wild Code School. « On recherche des gens qui aiment coder », insiste Pauline-Gaïa Laburte mais ici on code sans chaussures. « Car lorsque les pieds sont libres, l’esprit l’est aussi » revendique l’école.

Aucun diplôme n’est requis pour accéder à cette formation. 15 % n’ont pas le bac. Avec une moyenne d’âge de 29 ans, l’école s’adresse essentiellement à des personnes en reconversion professionnelle. La première inscription se fait en ligne, puis l’école propose des exercices de code à distance. En moyenne, un candidat sur cinq est sélectionné. Le but : tester la motivation et éviter le décrochage en cours de formation. A la sortie de l’école, 90 % ont du travail. 60 % trouvent des débouchés dans les startups, TPE et PME locales. Le coût de la formation s’élève à 6000 euros. « Mais on est éligible à tous les financements de la formation professionnelle » ajoute Pauline-Gaïa Laburte. Il y a des aides de la Région, de Pôle Emploi également.

A ce jour, la Wild Code School est implantée à La Loupe, à Chartres et Fontainebleau. 4 écoles ouvriront en septembre. A Bordeaux mais aussi Lyon, Orléans, et Toulouse. D’autres verront le jour début 2017. Les sites existants ont été labellisés Grande Ecole Numérique en février dernier.

http://www.wildcodeschool.fr

Twin Career pour mener de front scolarité et passion

Twin Career, qui ouvrira ses portes à la rentrée prochaine à Bordeaux, va proposer une nouvelle offre en terme de scolarité. Les jeunes pourront mener à bien leurs études tout en continuant à pratiquer leurs passions.

WP_20160615_002L’équipe de Twin Career a présenté son offre de formation le 15 juin au club de la presse de Bordeaux.

Ils auront cours le matin, puis sport, danse, théâtre, musique ou encore cirque l’après midi. Les premiers élèves de Twin Career, l’académie du projet double, sont attendus dès le mois de septembre à Bordeaux. « Les salles sont prêtes. Elles sont situées dans les locaux de MMPP qui prépare aux concours dans les domaines médicaux, paramédicaux et sociaux » précise la directrice de cette prépa Gaëlle Baziadoly. Reste à faire connaitre un concept encore rare en France.

Twin Career, qui s’adresse aux jeunes de la seconde à la terminale et en BTS, propose de concilier études et passion. A l’origine, un constat : pratiquer une passion pour en faire un métier ou tout simplement vivre une passion de haut niveau tout en réalisant un parcours scolaire est aujourd’hui très compliqué. Pas de cours allégés pour autant. Le programme sera bien suivi mais concentré. Un logiciel permettra de voir l’avancée du travail, de prendre connaissance des devoirs à effectuer, de gérer les absences et les retards et de consulter les bulletins trimestriels. Les enseignants auront un rôle de coach. De quoi rassurer les parents qui investissent. Car cette scolarité à un coût : 6300 euros par an.

Est-ce un échec de l’éducation nationale ? « L’école fait son job, mais pour un faible pourcentage d’élèves qui ont besoin d’autre chose, elle n’est pas présente » insiste Frédéric Barthe, directeur pédagogique. « Nous avons par exemple été contacté par une maman dont l’enfant, surdoué qui s’ennuie à l’école, vit une passion artistique web. » Twin Career pourrait l’intéresser. L’académie du projet double propose 20 heures d’enseignement hebdomadaire réparties en cours, études dirigées, études sur table et tout un travail sur la maîtrise du stress nécessaire pour la réussite d’un examen mais aussi d’une compétition, une représentation, un concert, ou encore un casting. Cette école privée d’un nouveau genre veut être accessible au plus grand nombre, mais il n’y aura jamais de classe de 35. « Ce n’est pas le modèle » préviennent les fondateurs. « Il y aura 10 élèves mais aucun ne sera laissé au bord du chemin » concluent-ils. Exigence numéro 1 pour l’école : que tous ces jeunes réussissent leur parcours.

www.twincareer.com